Parce que mon cœur n’est pas d’humeur ce soir, je suis…
Écorchée vive parce que la vie, parce que je me tue a vivre, Parce que je me tue à dire au monde que les héros ne sont que dans les livres.
Écorchée vive, parce que je ne comprend rien au bonheur, car à chaque fois que j’y ai goûté j’ai toujours fini en pleurs.
Écorchée car j’ai du mal avec l’amour je suis la poésie quand tout d’un coup la haine se fait bravoure.
Écorchée vive, j’aime la musique comme se n’est pas permis, mais ya la vie dont on ne me permet pas d’en vivre.
Je suis écorchée vive, si tu peux vas y dis leur que quand les riches se font la guerre ce sont les pauvres qui meurent.
Écorchée vive, parce qu’il y a de l’orage à l’horizon, et que ton mari devient un criminel parce qu’il perd la raison.
Je suis écorchée bien sur, comment vivre autrement ? Quand les rêves ne servent à rien a part mentir aux enfants.
Écorchée vive, quand j’ai bâti tant bien que mal une vie meilleure que celle des autres et qu'on m’a juste dit c’est normal.
Écorchée vive, parce que maman je t’aime a mort, parce que je ne peux pas supporter qu’un jour on parte dans le remors.
Je suis écorchée, parce que je t’ai confié un secret, parce que j’ai appris par les autres que la langue était une traître.
Écorchée vive, malgré moi, malgré la vie,car on me parle d’avenir quand je ne parle que d’archive.
Écorchée vive, car on fait semblant de me croire, parce que je voulais faire de ma passion la plus belle de vos histoires.
Écorchée vive, quand l’amour flirte avec la routine
Et qu’en allant chercher une rose je suis tombée sur une chevrotine.
Écorchée, car à 15 ans on m’a dit tu verras. J’avais vu, j’était vaincue puis dans le ciel j’ai vu le rap.
Écorchée vive, depuis qu’on ma prouvé que les passionnés soulèvent le monde
quand le septique le laisse tomber.
Écorchée vive, quand on m’apprend que je suis un espoir, que je devrais profiter de ma gloire pour ne plus pleurer le soir.
Écorchée vive, depuis quand un disque d’or te soigne ?
Depuis quand le succès stagne, et puis c’est quand que je gagne ?
Écorchée, par des non dit, des tabous.
Écorchée par cette passion qui m’a approché de vous.
Écorchée vive, ouais, par la télévision, qui me prouve chaque jour un peu plus que le monde ne tourne pas rond.
Écorchée vive, quand je dis bonjour à l’amour, et qu’on me dise t’es pas vautour, veuillez passer un autre jour.
Écorchée vive, parce qu’il fait juste un temps de merde, et que demain au collège on ne verra plus Sidi Ahmed.
Écorchée, parce que je vis dans mes poèmes, parce que les mots on fait de moi cette petite gosse à problèmes.
Écorchée vive, parce qu’on enchaîne mes larmes, Ça passera, de toute façon, avec un mec ou une arme.
Écorchée vive, parce qu’il y a des millions de gosses qui meurent, et que moi je chiale mes kilos en trop, de graisse et de beurre.
Écorchée vive, parce que l’argent pourrait me pourrir, parce que monsieur l’agent se croit viril quand il nous voit souffrir.
Écorchée vive, quand on m’a dit faut que t’ai ton bac, et que j’a dit faut pas qu’on me maque j’ai rien à faire a la fac.
Écorchée, comme toutes ces fois ou j’ai aimé, Ya plus que l’homme pouvait m’aimer, je n’ai fait que saigner.
Écorchée, y a que ce mot pour résumer, dans un monde désuni y a que ma fois pour me résonner.
Écorchée vive, de vivre ainsi,
J’attends depuis toujours que la paix me fasse un signe.
Écorchée, comme cette gosse qu’on ne regarde jamais.
Combien d’années, combien de larmes, combien de 25 juillet ?
Écorchée, quand j’ai gobé tous vos mensonges,
Alors comme ça j’ai changé, moi je suis toujours aussi sombre.
Écorchée vive, car je ne voulais pas te faire de mal.
Oui j’ai du manquer de tact, car je ne suis pas ce genre de femmes.
Écorchée, à vif parce que ma rime prend le la ride,
Je suis jalouse, maladive de ceux qui vivent l’esprit vide.
Écorchée vive, lorsque j’oscille de gauche à droite.
Dois je penser à ma gueule, à mon peuple ou à mes droits ?
Écorchée vive, d’avoir vendu autant de disque, d’aimer autant en public, et d’avoir pris autant de risques.
Écorchée, quand ta prof m’a dit « que va tu devenir ?»
J’ai dit je suis déjà quelqu’un, je vous le prouverais à l’avenir.
Écorchée vive, dans ce grand théatre en feu, j’affronte les flemmes en jouant ma scène de mieux que je peux.
Écorchée vive, quand les crétins se croient des rois, quand les adultes savent rien faire à part nous montrer du doigt.
Écorchée vive, quand on m’oblige à faire semblant.
Écorchée par tout ces poings quand c’est mes mains que je vous tend.
Écorchée vive, d’en vouloir toujours un peu plus, de vouloir toujours être celle qui écrit sous l’abri de bus.
Écorchée vive, de regarder les autres se trahir, d’hésiter entre partir ou devenir.
Je suis écorchée, j’ai cette putain de mal être, dans ce monde ou l’intelligence est morte face au paraître.
Écorchée vive, je veux que nos corps s’assemblent,
que printemps, été, automne passent
et que le petit nous ressemble.
Écorchée, j’ai plus d’espoir j’ai fait naufrage,
Et pourquoi les insultes me touchent plus que les hommages.
Écorchée vive, quand j’ai cette putain d’envie de fuir,
de quitter un peu la terre, pour quitter ce qui peut me nuire.
Écorchée vive, je comprend pas comment tu fais.
Toi qui est toujours heureux, explique moi comment tu fais, s’il te plait.
Écorchée, pourquoi autant de déportés.
Pourquoi tu fais la guerre, ta mère ne t’a pas avorté, toi.
Écorchée, il y a trop d’étoiles à décrocher.
En essayant de les compter j’ai compris qu’il ne fallait pas rêver.
